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Bientôt en test sur le site de Bure-Saudron, une installation va produire du gaz de synthèse et des biocarburants à partir de débris végétaux. Le CEA se chargera du prétraitement de la biomasse, tandis qu’Air Liquide expérimentera un oxyréducteur.
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Valérie Carnet est membre de l’association qui livre ses paniers bio …
Le Berry Républicain
Désormais je fais du jardin maraîcher, pas du maraîchage de plein champ. Je fais de la permaculture, je travaille tout à la main.
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La recherche et l’industrie agricoles ont travaille sur le développement de variétés toujours plus résistantes aux maladies, aux ravageurs, à la sécheresse, pour permettre aux agriculteurs d’augmenter leur rendements. Les semences endémiques qui ne répondaient pas à cet objectif ont été peu a peu écartées allant jusqu’à remettre en cause le droit pour les agriculteurs de produire et d’utiliser leurs propres semences. Alimentation, biodiversité, productivité des sols, adaptation aux changements climatiques : quelles conséquences en attendre ?
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Terre de Liens Normandie lance un outil web qui calcule le nombre de paysan(ne)s que nous devrions avoir près de chez nous si nous relocalisions notre consommation alimentaire.
Si tous les habitants du 12ème arrondissement de Paris se mettaient à manger bio et local, sans rien changer à leur consommation de viande, environ 50 500 hectares de terre agricole seraient protégés et plus de 2 600 paysan(ne)s installé(e)s, d’après le convertisseur lancé par Terre de liens Normandie.
Parmi ces paysans nouvellement installés, 522 paysans boulangers, 21 céréaliers, 338 maraîchers. Impressionnante, toute cette main-d’œuvre juste pour un arrondissement.
Et si les 65 millions de Français décidaient de relocaliser leur alimentation, ce seraient 23 millions d’hectares de terres de préservées, pour plus d’un million de paysans bio installés, selon ce convertisseur.
Un chiffre à comparer avec les 23 000 exploitants actuels en bio, répartis sur 975 000 hectares, que compte le pays.
Que ce soit à l’échelle du quartier, de la commune, d’un hôpital, d’une maison de retraite ou encore d’un restaurant scolaire, le convertisseur estime le nombre d’hectares et de paysans dont on a besoin pour se nourrir localement et bio.
Grâce à cet outil, Terre de liens nous fait comprendre que pour manger bio et local, il n’y a pas trente-six mille solutions : il faut que des paysans puissent s’installer en bio. C’est là que les citoyens peuvent jouer un rôle.
Comment ?
En faisant pousser une ferme près de chez vous! Prosaïquement, il s’agit d’acquérir collectivement des terres agricoles, via la foncière et le fonds Terre de Liens, qui existent depuis dix ans
Ces terres peuvent être louées à des agriculteurs qui souhaitent s’installer ou se maintenir en bio. Déjà, grâce à ce dispositif, «140 fermiers ont été accompagnés au travers de 87 fermes acquises (ou en voie de l’être) représentant 2744 ha de terres, […], grâce à l’utilisation de 20,1 millions d’euros d’investissements solidaires», lit-on sur le site du convertisseur Terre de Liens Normandie.
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«Y aura-t-il encore demain des bergers pour rester sur nos montagnes ? » Cette question, au regard des difficultés qu’ils rencontrent, est posée par l’association Euskal Herriko Artzainak, qui rassemble une quarantaine de bergers sans terre, soit moins de 10 % de la profession d’éleveurs de brebis du Pays basque.
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A Marseille, Lyon, Valence, Dijon ou encore Toulouse, les éleveurs d’agneaux ont manifesté ce samedi dans des grandes surfaces. Des magasins qui cassent les prix en vendant pour Pâques de l’agneau venant de l’autre bout du monde.
Pour ceux qui cherchent de la viande de nos eleveurs Français consultez la rubtique : http://www.mandji.fr/job-category/viande
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La réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) a lieu tous les 7 ans ! Et c’est maintenant que tout se joue. Nous avons une occasion unique d’agir pour une autre agriculture possible : plus écologique, juste, solidaire et qui favorise l’emploi.
Chers eleveurs, producteurs…agriculteurs …qu’en pensez-vous ?
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Ce vendredi 15 mars, aurait du être un jour béni pour les abeilles.
Le jour ou l’homme allait enfin décider d’arrêter de les tuer pour qu’elles puissent continuer à butiner et à lui offrir gratuitement, entre autres, les fruits et légumes dont il se nourrit tous les jours, grâce à leur travail de pollinisation. Le jour ou les États membres de l’Union européenne allaient enfin interdire l’utilisation de trois insecticides néonicotinoïdes : l’imidaclopride (Gaucho, Coboy 350, Confidor, Provado), la clothianidine (Poncho , Elado, Modesto, Smaragd) et le thiaméthoxame ( Cruiser, Actara) très utilisés en Europe dans l’agriculture et reconnus comme responsables de la mortalité des abeilles.
Mais voilà, seulement treize États membres ont voté en faveur de la proposition de la Commission Européenne. Cinq États membres se sont abstenus et neuf se sont opposés à la proposition. Ces pesticides vont donc continuer tranquillement à tuer les abeilles.
La Coordination Apicole Européenne vient d’annoncer dans un communiqué qu’elle est extrêmement déçue par le résultat du vote. Elle rappelle que la législation européenne dit que des pesticides peuvent être retirés du marché si la Science montre qu’ils ont des effets inacceptables sur les abeilles, la biodiversité et l’écosystème.
Or, c’est le cas. Après une analyse des études scientifiques l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a en effet reconnu que les insecticides néonicotinoïdes présentaient un risque de mortalité important pour les abeilles.
Alors on ne comprend plus. Ou plutôt si, on comprend. Les arguments avancés par l’industrie des pesticides ont plus d’importance que ceux avancés par les experts scientifiques de la Commission Européenne.
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Carmaux. Ségalafrom défend le terroir LaDépêche.fr Cabecou d’autan, couronne cendrée, bouyguette, tome du Ségala, autant de bons fromages qui fleurent bon le terroir du Ségala-Carmausin, une vingtaine de fromages fabriqués par l’entreprise…
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Quatre ans après le lancement de son usine de fabrication d’isolants à base de lin et de chanvre produits en Vendée, Cavac Biomatériaux affiche de belles perspectives de croissance.
L’histoire de Cavac Biomatériaux commence en 2009 avec la création d’une unité de fabrication d’isolants biosourcés à base de chanvre et de lin. Cavac, la maison « mère », est une coopérative agricole vendéenne qui regroupe 4000 producteurs et emploie quelque 1000 salariés. L’idée au départ visait à mettre à profit les périodes de jachère des terres pour cultiver d’autres graines tout en permettant aux sols de se régénérer.
(…)
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Picard surgelés « fait » ses plats, les « élabore », mais ne les fabrique pas. La nuance vous avait peut-être échappé.
L’alerte a été donnée lorsqu’on a appris que Picard était mouillé dans l’affaire de viande de cheval Findus. Eh oui, tous deux se fournissent auprès du même Comigel, lequel a acheté à Spanghero du cheval étiqueté bœuf, puis l’a cuisiné dans ses lasagnes et son chili con carne (n’allez pas traduire « carne » par viande, car il s’agit plutôt de « minerai de viande »). (…)
Cette affaire a le mérite de rappeler ce que le consommateur endormi aurait tendance à oublier, sous l’effet assoupissant des jolies photos du catalogue Picard (1200 produits dont 200 nouveaux chaque année) : à l’instar de toutes les marques de distributeurs, les « MDD » également embarquées dans cette affaire, Picard conçoit et distribue les produits, mais en sous-traite la fabrication. Son métier est d’élaborer les recettes et d’avoir des magasins.
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Les 10 m2 de la boucherie Terroirs d’avenir, ouverte il y a moins de deux mois dans le quartier du Sentier à Paris, ne désemplissent pas. Derrière la vitrine, de la viande d’exception : des coucous de Rennes affinées au petit lait, poulettes de Paris nourries à la décoction d’herbes sauvages, une côte de bœuf maturée cinq semaines et surnommée « liste d’attente »… car il faut s’inscrire à l’avance pour y avoir droit.
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20minutes.fr
Laura Todd: Des cookies bio pour un succès durable
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Vivant à deux pas du marché Raspail, le plus grand marché bio de France, c’est tout naturellement que l’entrepreneur s’intéresse aux produits bios dès 1991.
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Semences locales et biodiversité, agriculture biologique, permaculture et agroécologie, réseaux de producteurs-consommateurs, jardins urbains autogérés et cuisines collectives : les grecs s’approprient leur agriculture et leur alimentation !
C’est dans un contexte difficile pour les agriculteurs (voir en fin d’article) et les consommateurs 1 que naissent ou se consolident des initiatives pour former et informer sur d’autres modes de production agricoles, plus écologiques mais aussi plus économes.
D’une manière générale, ces initiatives visent une nouvelle population plutôt jeune qui cherche à la fois un échappatoire économique et un projet de vie.
Depuis quelque temps, il semblerait qu’on assiste à un retour à la terre, et même s’il ne s’agit pas d’un phénomène social de masse (40 000 agriculteurs de plus pendant la période 2009-2010), une aspiration à un rapprochement à la vie agricole et rurale semble s’ancrer dans une majorité de la population (sondage Kappa Research, 70% des sondés désirent s’installer à la campagne).
Ces initiatives en termes de mode de production allient les aspects écologiques (agriculture biologique, permaculture, etc.) aux avantages économiques d’un changement de techniques de culture et d’élevage, argument non négligeable dans le contexte actuel de crise.
Ces formes d’agricultures apportent des premières réponses aux agriculteurs qui voient leurs systèmes économiques s’effondrer : moindres investissements, auto-production de l’alimentation, économies énergétiques, petite échelle de production et bénéfices des apports des agro-écosystèmes.
En somme, ce qui s’adressait à quelques écologistes convaincus dans la phase précédente peut potentiellement aussi bien intéresser les nouveaux arrivants des villes que les agriculteurs déjà installés qui se posent la question de comment sortir du cercle infernal dans lequel ils se trouvent (endettement, manque de débouchés pour leurs productions, saturation des possibilités naturelles de production).
Evidemment, la réponse ne se situe pas uniquement sur le plan individuel mais aussi à niveau plus politique, puisqu’il s’agit également de changer de politiques agricoles (notamment pour soutenir les petites fermes, comme le demande la gauche paysanne grecque).
A l’origine, la semence
Le mouvement qui se développe depuis les années 2000 autour des échanges des semences est central dans ce récent foisonnement. Peliti, véritable réseau national de préservation, recense et diffuse des variétés de semences et de races animales locales et anciennes, donne la possibilité concrète à plusieurs milliers de personnes de cultiver. Ces graines libres de droits de propriété intellectuelle, rendent indépendants les agriculteurs à l’égard des firmes semencières.
C’est autour de Peliti (mais aussi de Sporos – réseau de commerce équitable), qui apporte concrètement le savoir faire et la mise en réseau nécessaires à l’apprentissage de l’agriculture, que se sont construites un certain nombre d’initiatives que nous recensons ici. Peliti a donné le cadre et l’impulsion au renouveau des préoccupations agricoles en Grèce que ce soit en ville ou à la campagne.
Lors de sa fête annuelle à Paranesti (niché aux pieds des montagnes du Rhodope) près de 6000 personnes ont afflué en 2012 pour récupérer des semences et les replanter dans leurs champs, leurs terrasses, leurs terrains occupés ou pour en parler autour d’eux. Le développement d’échanges entre paysans est une condition nécessaire au développement d’une agriculture paysanne : sans semences paysannes, pas d’adaptation locale et donc de souveraineté alimentaire.
Autour de ces différents réseaux et collectifs (Spori Limnou, Aegilops, Archipelagos, Helession), un véritable apprentissage des méthodes de cultures alternatives et d’intérêt pour la souveraineté alimentaire se construit qui permettra la conservation dans les champs d’un patrimoine semencier vivant.
Alliance des producteurs et des consommateurs
Le fameux désormais dénommé « mouvement des patates » a révélé un véritable besoin de la société grecque. Il a aussi mis en avant un certain nombre d’initiatives qui visent à rapprocher les consommateurs des producteurs. Quiconque se rend au supermarché en Grèce, et même dans une épicerie ordinaire s’étonne du manque de produits locaux : par exemple, les oranges proviennent souvent d’Espagne alors que la Grèce en est productrice.
En comparant avec les multiples expériences françaises (AMAP, points de vente collectifs, paniers paysans, marchés de producteurs), la Grèce a été en retard sur tout ce qui est « circuit court ». Mais la crise a remis les pendules à l’heure : comment se fait-il que les producteurs gagnent si peu quand les consommateurs payent si cher ? La logistique a été organisée d’abord par des groupes de volontaires, souvent de militants écologistes, des citoyens actifs comme on dit en Grèce.
Cet effort continue actuellement et est souvent géré par les mairies qui recensent les commandes y compris dans les quartiers très peuplés d’Athènes. Le mouvement des patates a donc pris une certaine ampleur et tente, tant bien que mal, de relever le défi de l’approvisionnement de certains quartiers urbains.
Dans certains cas, ces initiatives ont pris des formes différentes, plus pérennes : sur Internet (www.xoris.gr) ou sous forme de coopératives de consommateurs à Thessalonique qui se dotent d’épiceries (spame et bios coop), de groupes d’achat (omotrapezoi), de réseau de paniers à Athènes (agronaftes pour les producteurs du Péloponnèse ou gineagrotis qui installe des paysans en Eubée) et même une tentative de labellisation « circuit court » de l’huile crétoise (inipirouni). Des aliments de toutes sortes échappent ainsi aux intermédiaires : patates bien sûr, légumineuses, riz, huile, fruits et légumes ou miel et même dans certains cas, des produits frais ou transformés. Il est évident que ces « courts-circuits » des intermédiaires ne permettent pas une politique aboutie de relocalisation de l’agriculture qui nécessiterait de re-diversifier les productions par région et d’organiser en coopératives « alternatives » les agriculteurs pour la production et la vente de leurs produits. Mais ces expériences sont des moments d’appropriation collective de la problématique agricole et alimentaire, ainsi que des espaces de créativité et de liberté, nécessaires dans une Grèce en crise.
Auto-culture
Mais les grecs ne se contentent pas de se rapprocher des producteurs, ils cultivent et occupent aussi des terrains et des bâtiments en friches (comme celui du jardin botanique www.votanikoskipos.blogspot.com), des parkings (parkingparko), l’ancien aéroport d’Elliniko (agroselliniko), des terrains militaires (perka)…
La culture, le jardinage, l’autonomie alimentaire et la réappropriation de ces aspects de la vie vont de pair avec un projet politique radical. Assemblées générales, démocratie directe, remise en cause écologique et sociale du système économique actuel : ces initiatives traduisent un renouveau réel du mouvement social et écologiste grec sur un fond autogestionnaire indéniable. Les occupations participent aussi à la construction d’un rapport de force plus global, comme c’est le cas pour Elliniko ou Perka, où les habitants luttent contre les projets de construction (du gouvernement ou des investisseurs privés) qui vont détruire leur cadre de vie et leurs jardins, pour payer la dette !
Cuisines collectives
Enfin, les centres sociaux, les occupations de bâtiments ou de terrains s’accompagnent très souvent de la création de cuisines collectives. Il existe des initiatives très différentes mais elles s’opposent toutes à l’idée de la « philanthropie ». Il s’agit d’initiatives de solidarité pour permettre collectivement à plus de personnes de s’alimenter.
« L’idée de créer la Cuisine Sociale »L’Autre » est venue lorsque nous avons observé, sur les marchés des fruits et légumes d’Athènes, des gens de tous âges, de toutes nationalités et classes sociales, fouillant les ordures pour trouver des aliments qu’ils ne peuvent plus s’acheter. La première réaction s’imposa d’elle-même: cuisiner des repas à la maison et de les distribuer sur les marchés. Puis, nous avons demandé aux producteurs de nous donner un produit de leur étal pour continuer le lendemain. Nous avons décidé de préparer un repas devant les gens, de manger ensemble, de se rapprocher et de briser la honte que certains peuvent ressentir en attendant de recevoir sa portion de repas distribué. L’idée de la Cuisine Sociale « L’Autre » est un geste de solidarité et d’amour pour un autre être humain dans l’espoir de conscientiser les gens et d’encourager d’autres personnes et d’autres groupes à faire de même. Nous ne faisons pas de philanthropie et ne pratiquons pas la charité. Nous cuisinons sur le tas, nous mangeons tous ensemble et nous vivons tous ensemble ! Un repas avec nos semblables dans la rue. Venez bâtir avec nous un quotidien plus agréable ! 2 »
Une autres initiative, celle d’elchef vise à soutenir les luttes en apportant aux grévistes quelques repas (pendant les grandes manifestations de 2012, les occupations d’usines). Les références aux expériences coopératives du XXème siècle sont tout à fait assumées : l’alimentation en temps de crise redevient une préoccupation centrale, et la gauche doit donner des perspectives d’auto-organisation pour affronter ces défis. Une autre expérience est destinée aux chômeurs : ils se regroupent et cuisinent comme dans le cas du centre social autonome à Athènes http://autonomosteki.espivblogs.net. Dans le squat de Skaramagka est aussi organisé une cuisine collective : les lundis après-midis, ceux qui le veulent cuisinent et mangent. En même temps, s’est créé une épicerie de réciprocité où chacun apporte des aliments qu’il peut échanger contre d’autres aliments ou contre de l’argent. Dans cette occupation athénienne, l’engagement anarchiste et autogestionnaire se mêle à des préoccupations écologistes : non seulement il s’agit de ne pas manger n’importe quoi mais il s’agit de le faire de manière collective et démocratique !
Pour comprendre la situation agricole grecque :
L’histoire récente de l’agriculture grecque rappelle amèrement celle de l’agriculture française. Dès les années 1980, l’application de la Politique Agricole Commune a provoqué les mêmes effets qu’en France : disparition de la petite et moyenne paysannerie au profit des grandes exploitations qui ont progressivement vu leurs subventions croître et leur propriété foncière se développer (cette tendance s’inverse avec la crise puisque le secteur voit apparaître de nouveaux acteurs). Aujourd’hui, la Grèce garde une population agricole importante en comparaison à d’autres pays européens (environ 12% contre 3% pour la France). Par contre, à la différence de la situation française, la Grèce a vu ses importations agro-alimentaires tripler depuis le début de l’intégration européenne, phénomène qui s’est accentué avec l’entrée dans la zone euro. Dans l’espace européen où les produits agricoles voyagent sans distinction, il y a des perdants et des gagnants. Le processus d’intégration européenne de l’agriculture grecque n’a aboutit ni à des territoires vivants, ni à la sécurité alimentaire du pays.
Dans ce pays où les souvenirs de l’agriculture familiale restent très vifs, les paysans subissent la crise de plein fouet. Les impôts fonciers, les taxes spéciales, l’augmentation générale des prix des intrants (surtout pour l’alimentation animale), le prix de l’énergie qui a augmenté de 100% y compris pour l’usage agricole, les menaces sur leur possessions hypothéquées (terres, bâtiments, matériels) qui sont récemment passées de la banque agricole grecque publique aux mains d’une banque privée, les toutes petites retraites agricoles qui sont désormais en dessous du seuil de la dignité, le cartel des intermédiaires et des coopératives qui fait du profit sur le dos des producteurs en pratiquant l’entente illicite, et pour finir la vente à prix cassé de coopératives comme celle de Dodoni (produits laitiers dont la feta) très profitable, à laquelle livraient leur lait près de 7000 éleveurs de l’Epire. C’est pour ces raisons que les agriculteurs bloquent régulièrement les axes routiers et, depuis peu, manifestent aux côtés des artisans, des salariés et des chômeurs.
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Ils travaillent avec des producteurs qui élèvent ou relancent des races locales, pour les éleveurs, et sur des semences anciennes et autoproduites pour les maraichers, dans le respect du savoir faire traditionnel. Les produits de la mer proposés sont issus de pêche côtière et locale sur petits bateaux. Interview à partir de 9’45″
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Pendant que Bruxelles annonçait à grand bruit le retour des farines animales dans la gamelle des poissons, volailles et cochons, une autre bonne nouvelle est passée quasiment inaperçue. Il s’agit de la publication du règlement européen 101/2013, qui autorise l’« utilisation de l’acide lactique pour réduire la contamination microbiologique de surface des carcasses de bovins ».
L’avantage du badigeonnage à l’acide lactique, c’est qu’on peut ainsi transformer une bidoche pas très nette en morceau de barbaque propre comme un sou neuf. Largement utilisée aux États-Unis, cette éponge magique faisait envie à l’Union Européenne du commerce du bétail et de la viande (le lobby des industriels du steak), qui tentait depuis trois ans de nous l’imposer. Enfin, c’est gagné !
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LaDépêche.fr
A Toulouse, le ministre plaide pour une alimentation plus sûre et …
LaDépêche.fr
«Je ne veux pas opposer le circuit court à l’agroalimentaire, répond M. Garot.
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Les magasins de produits 100 % fermiers ont la cote auprès des consommateurs. Le concept est simple : des agriculteurs se regroupent pour vendre en direct leurs produits.
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[VIDÉO] À Gavarret-sur-Aulouste, Pauline Bertrand s’apprête à lancer sa Ruche qui dit oui, un réseau qui valorise les circuits-courts en organisant des mini-marchés
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Plus de quatre mille kilomètres à travers quatre pays, de l’abattoir roumain à l’assiette anglaise, en passant par l’importateur Spanghero à Castelnaudary et l’usine de confection luxembourgeoise de Comigel : c’est la distance parcourue au galop incontrôlé par la viande de cheval – vendue pour du bœuf mais deux fois moins coûteuse –, qui fourrait les lasagnes Findus débusquées début février par les services britanniques. Ajoutons un étage de sous-traitance et deux intermédiaires courtiers pour compléter cette pérégrination, étonnante mais banale dans le monde impitoyablement concurrentiel du commerce sans frontière. Ce que l’on appelle un circuit long. Les premiers émus ont cru le scandale réduit à un scénario de western spaghetti : un méchant (roumain), une victime (une marque appréciée). Mais il s’agit bien d’une fraude massive, chaque jour alourdie de révélations, étalée sur des mois, qui sait répétitive, avec Spanghero à la barre, des complicités actives (Comigel ? Les courtiers ?). Et qui n’est qu’un pan d’une magouille encore plus vaste, structurelle, ourdie par plusieurs réseaux : elle touche déjà une quinzaine de pays, une trentaine d’entreprises, des millions de produits.
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Le
Le "locavorisme", comprenez le mouvement qui prône la consommation des aliments produits dans un rayon de 250 km maximum autour de son habitation, prend de plus en plus de l’ampleur. Mais ces bonnes intentions économiques et écologiques sont-elles vraiment sans faille ? Peut-on vraiment consommer local en toute confiance ? Qui profite de ce nouveau système
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Depuis des années, la société et l’économie nord-américaines sont malmenées. Cette crise n’est pas seulement économique, c’est aussi une crise du fonctionnement démocratique et, plus profondément, une crise des valeurs partagées : le « rêve américain » bat de l’aile. Dans ce contexte, de multiples initiatives voient le jour pour changer la donne. Le réseau BALLE en est une, particulièrement dynamique et novatrice.
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La mondialisation et ses avancées économiques et sociales, les chaînes de restaurant, les marques par milliers, et la globalisation des échanges commerciaux, ont conduit à l’uniformisation des goûts alimentaires, sans compter la malbouffe, l’hyper alimentation, et le gaspillage alimentaire. Manger local, c’est renouer avec le temps, les saisons, et les saveurs. C’est limiter les additifs alimentaires, les colorants et les éléments comme l’huile de palme.
Aujourd’hui on stop le temps de pousse des fruits et légumes à hautes doses d’engrais et de pesticides pour augmenter leur cycle de vie lorsqu’ils deviendront des produits industrialisés.
Des centaines de variétés d’aliments disparaissent : le nombre de variétés de légumes est passé de 5000 à 600 entre 1981 et 1998 ! De plusieurs centaines de variétés de pommes, nous passons à 5 ou 6 variétés dans les rayons de supermarchés.
Comment relocaliser son alimentation ?
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Dans le but de créer un point relais de distribution à Réquista de produits locaux, Isabelle Lambert a récemment invité,
Dans le but de créer un point relais de distribution à Réquista de produits locaux, Isabelle Lambert a récemment invité, à la maison pour tous, Stéphanie Degoute, animatrice de Locomotivés, venue présenter cette association créée il y a 7 ans. De plus en plus de gens se préoccupent de la qualité des produits qu’ils consomment et de la pollution environnementale qu’elle crée. Pour remédier à cela, une solution existe : le circuit court. Cela réduit les coûts de transport et d’emballage, améliore la facture énergétique, le consommateur est également gagnant : les aliments sont de meilleure qualité, il connaît les producteurs, leur façon de travailler. Cette idée de circuit court progresse sous différentes formes : AMAP, échanges solidaires, La Ruche qui dit oui, Consommer local, etc. Contrairement à ce que l’on pense, il n’y a pas concurrence entre ces différentes associations mais complémentarité ; leur objectif est le même, sortir du monopole de l’agroalimentaire industriel nuisible à la santé. Depuis plus d’un an, deux points relais sont en service sur le Lévezou, deux autres seront ouverts en janvier et trois autres en attente. Celui de Réquista va bientôt être mis en place. La composition des paniers se fait au choix parmi les produits proposés : légumes, viandes, volailles, œufs, fromages, fruits, etc. Les commandes doivent être passées le lundi au plus tard pour être livrées le mercredi. Les paiements se font en fin de mois.
See on www.ladepeche.fr
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La Fédération nationale des coopératives d’utilisation de matériel agricole (FNCUMA) publie un intéressant 12 pages sur les “circuits courts”. Circuits courts/circuits de proximité, com…
« Un intermédiaire au plus entre producteur et consommateur » : voilà la définition des circuits courts la plus couramment utilisée. Cette formulation ne prend pas en compte la dimension locale – pourtant essentielle – et c’est pourquoi beaucoup lui préfèrent l’expression de « circuits de proximité ».
See on anatolenetwork.wordpress.com
See on Scoop.it – Locavore | Manger Juste & Local
Après l’arrivée à Cazaubon du boucher, Serge gLefèvre, et la réouverture de la boucherie, la municipalité a accompagné l’artisan dans les démarches nécessaires pour obtenir un agrément auprès des…
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Circuit court : du producteur au congélateur, le succès d’Écomiam – Portail public de l’alimentation
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Petit projet devenu grand : le vendeur ambulant de viande locale surgelée a ouvert 6 points de vente de produits de qualité. L’objectif reste le même : créer un lien entre producteurs et consommateurs.
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Le circuit court des producteurs.
Il y a seulement 15 jours, démarrait dans le salon de thé «L’Atelier» à Alban, une vente en direct de produits alimentaires possédant ou sur le point d’acquérir le label AB (pour agriculture biologique). Guillaume Roux, maraîcher, coordinateur régulateur de cette vente, considère au milieu de ses navets, poireaux, sucrines, butternuts, et autres mâches et doucettes : «La trame commune est bien sûr la certification mais la volonté d’accompagner le produit et de tisser la solidarité du groupe n’en est pas moins importante» Avec à côté, du pain bio, poussé au levain naturel donc sans levures chimiques, dont la farine provient de céréales de la ferme, et surtout cuit au feu de bois et qui n’est pas sans rappeler la finesse et l’épaisseur d’une mie ferme. De la tome de brebis produite dans les mêmes conditions côtoie la viande de bœuf et de porc gascon du GAEC Serre à Pousthomis, le tout bien sûr arrosé avec modération du petit Gaillac produit à Andillac par un autre Roux : Jehorem. La fréquentation des deux premières semaines, (le marché se déroule tous les mercredis soir de 17h à 20h), n’a fait que croître en fréquentation. Un seul souhait : que l’affluence rende le lieu exigu ! Mercredi 2 Janvier tous les producteurs seront là !
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Opération promotion du bien manger local pour les élus de l’agglo et les commerçants des halles de la ville. Le Grand Narbonne, côté terre et côté mer, il est temps d’en faire tout un plat.
En cette période de fêtes de fin d’année, la question cruciale qui va faire chauffer les neurones des tops chefs en herbe sera «quoi mettre dans son assiette pour se faire plaisir et faire plaisir à ces invités» ? Pour ceux qui sèchent, les élus du Grand Narbonne ont la réponse. Ils ont joué, hier, les ambassadeurs des produits du terroir au cœur même des halles de Narbonne.
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La grande distribution, les grands magasins n’ont plus le monopole des circuits de production.
De plus en plus de consommateurs préfèrent acheter directement au près de petits producteurs. Sur internet des sites comme « Letoutfermier.com » surfe sur la tendance et propose en plus aux particuliers d’échanger ou donner des produits agricoles.
communauté d’échange de légumes
Derrière le site « LeTout Fermier.com » il y a un ancien publicitaire et surtout une idée, une nouvelle manière de consommer basée sur l’échange, le don et la vente de proximité.
Installé en Eure et Loire, Thibault Bastié, 42 ans ne se définit pas comme un écologiste totalement converti à la cause verte. Juste un consommateur en colère. En colère contre la grande distribution
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